COMMENT ÊTRE STYLÉ ET GÉNÉREUX ?

Marie Kacouchia (à gauche) et une de ses modèles, portant des headband de la marque Paris Babi

La mode de demain sera responsable ou ne sera pas ! Et pour cause, de plus en plus de jeunes marques qui se lancent ont à coeur d’avoir un impact social sur le continent. Si certaines d’entre elles pratiquent une politique de prix plus juste pour assurer aux artisans des revenus corrects, d’autres préfèrent mener des actions plus larges. C’est le cas de la jeune marque Paris-Babi, qui organise la fête solidaire à Tenkodogo-Koupela, un village situé après dans la région de la Marahoué en Côte d’Ivoire.

De Paris à Abidjan

Marie Kacouchia est une jeune franco-ivoirienne de 25 ans. Comme beaucoup d’Africains de la diaspora, elle est influencée au quotidien par sa double culture, qu’elle a fini par vouloir valoriser à travers une marque d’accessoires et d’objets de décoration :  » Je jongle depuis l’enfance entre les références culturelles de mes deux patries. Cela m’a donné un goût certain pour les imprimés et la couleur, mais aussi pour les coupes intemporelles et élégantes. »
Paris-Babi est donc un pont créatif entre la générosité visuelle des imprimés Africains, et l’art de vivre à la Française. A défaut d’effectuer le véritable aller-retour entre les deux villes -qui dure 6 heures-, on le fait en quelques minutes, en s’extasiant devant les tote bags, coussins et autres bandeaux qui animent gaiement le e-shop de la marque.

« Petite entreprise, grandes valeurs »

C’est ainsi que Marie qualifie Paris-Babi, quand il s’agit d’aborder sa responsabilité sociale. En 15 mois d’existence seulement, la petite marque a déjà tout d’une grande : « la responsabilité est dans l’ADN même de Paris-Babi, (…) et la solidarité est aussi au cœur de notre action. Nous croyons au respect d’autrui, nous croyons qu’il est important de prendre soin les uns des autres et nous croyons au pouvoir de l’imagination et à l’éducation. »
L’éducation des jeunes filles est le cheval de bataille de Marie, qui le résume en seule phrase : « permettre aux jeunes filles d’avoir des chances égales à celles des garçons et de pouvoir se dresser fièrement pour écrire leur histoire, s’éduquer, réaliser leurs rêves« .

Redonner le sourire aux jeunes filles démunies 

Et c’est là qu’intervient la fête solidaire : une joyeuse kermesse qui réunit pas loin de 200 enfants, histoire de leur offrir un moment de distraction pendant la période de Noël. Au menu : partage d’un déjeuner en musique, danse, jeux, animations ludiques et éducatives, distribution de friandises, de jouets, de fournitures et de bourses scolaires.
C’est aussi l’occasion pour la marque de rappeler aux parents l’importance de l’instruction pour leurs enfants. Pour cela, elle peut compter sur les dignitaires de la région, qui collaborent pour faire de cette fête une réel outil de sensibilisation.
Dix fillettes repartent donc chez elles avec des bourses leur permettant d’être inscrites à l’écoles, d’avoir des fournitures scolaires et des uniformes de collège corrects. La valeur d’une bourse est estimée à 150 euros seulement pour une année entière.

Si pour les fêtes vous hésitiez entre vous offrir le dernier accessoire à la mode et vous rendre utile, plus besoin de réfléchir : il vous reste 15 jours pour être à la fois stylé et généreux.

Contribuez à la cagnotte pour la fête solidaire ici.

 

 

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