4 QUESTIONS A OMAR CISSÉ, CEO DE INTOUCH

La quarantaine, souriant, Omar Cissé et son équipe ont réalisé le rêve de plusieurs start-ups africaines : nouer des partenariats avec des multinationales. Grâce à la solution InTouch, il est désormais possible pour les clients du pétrolier Total de payer autrement qu’en liquide ou en bons de carburant. Au Sénégal, plus de 20% des clients réguliers ont déjà adopté cet outil. De manière générale, plus de 40 000 transactions transitent sur cette plateforme. Nous avons voulu  savoir quel était le secret de cet entrepreneur, pur produit de la Teranga.

Inspire Afrika Magazine : Plusieurs multinationales telles que Total et Worldline (filiale du groupe Atos) sont entrées au capital du groupe lnTouch. Qu’est-ce que vous avez fait de plus que les autres Start-ups ?

Omar Cissé : Je pense que nous avons apporté une réponse à un besoin qui était présent sur le marché. Travailler avec un grand groupe comme Total n’est pas quelque chose de facile. Pour nouer ce type de partenariat, il faut être patient et accepter de jouer le jeu jusqu’au bout. Dans notre cas par exemple, quand nous avons présenté la solution Touch Pay, elle n’était pas prête, mais nous leur avons montré que nous avions les compétences pour leur apporter en très peu de temps, ce dont ils avaient besoin. Nous avons respecté tous nos engagements, notamment en termes de délai de livraison. Nous avons su gérer la pression et faire face à toutes les procédures d’audit et de contrôle. Pour réaliser tout cela nous avons mis en place une équipe structurée, et qui tenait la route.

En Afrique, Société Générale encourage l’innovation bancaire 

I.AM : Parlons de votre équipe ! Elle est composée de personnes ayant travaillé à l’étranger et ayant une grande expertise dans le domaine technologique. Est-il difficile de trouver la ressource humaine localement ?

Omar : La ressource humaine existe localement. Le Sénégal a la chance d’être un pays reconnu pour sa formation académique en Afrique. Nous recevons beaucoup d’étudiants qui viennent se former ici et qui ne rentrent pas forcément chez eux. Nous pouvons donc travailler avec ces talents locaux. De nos jours, nous avons aussi beaucoup d’Africains qui travaillent en Occident mais qui cherchent à avoir un impact en Afrique. Pour ce faire, ils cherchent des entreprises innovantes ayant un potentiel de développement important et pouvant leur offrir de réelles perspectives d’évolution de carrière. InTouch est dans une phase qui lui permet d’attirer ce type de talents là et de travailler avec tous les Africains compétents.

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