WIP – LA NOUVELLE AFRIQUE : LA PLATEFORME VISANT A « BOOSTER » LES PROJETS DES ENTREPRENEURS AFRICAINS AUPRES DES MEDIAS

Afin de comprendre l’essence de World Invest Planet (WIP) – La Nouvelle Afrique, cette plateforme de mise en relation entre les entrepreneurs et les journalistes, il convient de remonter 6 ans en arrière lorsque ces deux associés, à mille lieues d’imaginer qu’ils le deviendraient aujourd’hui, se sont rencontrés un soir à Paris Gare de Lyon sur le quai du RER D. Alors qu’Alexandre Monclin de retour d’Asie après un long périple professionnel, se tenait debout sur le quai du RER D vêtu de son joli sarouel ; Rudy Casbi qui rodait dans le coin, s’empressait d’aller le questionner, intrigué par sa tenue. Cette rencontre anodine transformée en amitié a donné naissance 6 ans après à WIP – La Nouvelle Afrique, et ce à l’issue d’un voyage au Ghana entre les deux amis, initié par Alexandre fortement intéressé par les activités de son ami Rudy et par l’Afrique : « Jamais nous n’aurions imaginé que 6 ans plus tard nous nous tiendrons là à vous donner une interview », soulignent-ils. A noter que plus tôt en 2017, Rudy Casbi tenait déjà un média : « L’Afrique Aujourd’hui », rebaptisé WIP – La Nouvelle Afrique avec son co-équipier.

WIP – La Nouvelle Afrique est un média « qui s’adresse à tous les projets » mais dont « l’intérêt consiste avant tout à promouvoir les entrepreneurs qu’ils soient africains ou issus de la diaspora africaine ». La promotion de ces projets se traduit par une prestation centrée sur la stratégie de communication et par le biais de la relation média : « Nous estimons qu’il y a beaucoup d’entrepreneurs et de porteurs de projets qui ne sont pas mis en valeur comme ils devraient l’être alors que leurs projets sont extrêmement intéressants. Faute de savoir communiquer autours de leurs projets, ne s’agissant pas de leur métier, certains projets ne voient pas le jour par manque d’attrait de la clientèle, de moyens ou encore de financement », affirme Alexandre.

 

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D’ailleurs, en ce qui concerne le financement des projets et initiatives visant à contribuer au développement du continent africain, nombreux sont les acteurs qui tendent aujourd’hui à résoudre cette problématique, en se mobilisant davantage pour répondre à ce besoin en investissement. C’est notamment le cas du Club-Efficience qui, à travers des levées de fonds ou encore à travers l’Efficience Africa Fund (EAF), a pour objectif de soutenir ces initiatives de la diaspora. Au travers de cette démarche, le Club-Efficience ambitionne en outre de se positionner en tant que « premier véhicule d’investissement pour l’Afrique ».

Selon certaines statistiques, l’Europe accueille environ 8 millions d’africains. Selon l’African Institute For Remittances (AIR) quant à lui, la diaspora africaine de France et d’Europe aurait transféré près de 65 milliards de dollars en Afrique en 2017. Autant dire que l’apport de cette diaspora quant au développement du continent africain n’est donc pas négligeable [1].

C’est en ce sens que WIP-La Nouvelle Afrique souhaite « booster » les projets novateurs. Non seulement pour leur donner plus de visibilité, mais aussi pour leur offrir la possibilité d’être soutenus financièrement : « Nous ne pouvons travailler avec tout le monde certes, mais nous essayons vraiment de travailler sur les projets que l’on estime novateurs ».

Si Rudy et Alexandre concentrent une partie de leurs efforts à dénicher eux-mêmes des projets novateurs, une équipe d’ambassadeurs sur le continent africain travaillant en étroite collaboration avec des journalistes sur le terrain, leur vient en appui pour cette mission. La démarche de ces derniers consiste ainsi à faire des recommandations sur les projets jugés ambitieux afin que ceux-ci soient ensuite relayés auprès des médias. De fil en aiguilles, Rudy et Alexandre sont parvenus à élargir leur réseau d’influence au-delà des frontières de l’Afrique et de l’Europe, avec une clientèle constituée aussi bien d’entrepreneurs que de journalistes : « Nous avons des ambassadeurs situés dans les pays africains et des journalistes spécialisés dans leur secteur, qui nous recommandent des acteurs de l’écosystème de leur pays ou de la diaspora. Cela augmente notre panel de clients avec par exemple des clients aux Etats-Unis. C’est formidable ! Grace à des clients rencontrés par l’intermédiaire d’autres clients, nous formons aujourd’hui une toile jusqu’aux Etats-Unis ».

Pour nos deux associés, ce service bénéficie aux entrepreneurs et aux médias, ainsi qu’à eux-mêmes : « Ainsi, les médias sont gagnants car peuvent faire de vrais sites de qualité avec de l’information et ne sont pas tenus de payer des rédacteurs à des prix exorbitants. Les entrepreneurs sont eux-aussi gagnants car ont accès à une plateforme. Quant à nous, nous sommes gagnant également car parvenons à satisfaire aussi bien les médias que les entrepreneurs. A partir du moment où l’on crée de la valeur ajoutée pour l’ensemble d’une communauté, forcément certaines personnes pour lesquelles nous travaillons seront très contentes ».

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Aujourd’hui, l’ambition de nos co-fondateurs « serait de devenir la première plateforme de mise en relation des entrepreneurs et des médias, et par la même occasion une agence de communication et d’évènementiel de renom ».

Ils organisaient à cet effet, le 18 octobre dernier, leur premier évènement consacré au réseautage : « l’African Business Network ». Cet événement organisé sous forme d’apéro avait notamment pour ambition de rassembler les entrepreneurs de la diaspora africaine dans le but de « créer une sorte de synergie vers le continent africain » affirme Rudy. La mise en place de cet événement consacré exclusivement au « networking » au Spicy Bar dans Paris, fait suite aux recommandations issues des résultats de l’enquête de satisfaction de « l’Africa Business Challenge », leur premier événement tenu en juin dernier, axé sur la création d’un « business » en Afrique ; et pour lequel les participants revendiquaient de ne pas voir eu suffisamment de temps pour « networker ». 35 personnes étaient présentes. L’événement a rencontré un franc succès et sera d’ailleurs organisé tous les deux mois.

Pour Rudy, cette soirée était à l’image de leur rencontre : « A vrai dire cette soirée était à l’image de ce que nous sommes ! Alexandre et moi avons été les premiers à « networker ».

Il ajoutera d’ailleurs que « le networking » est « un état d’esprit à cultiver » et qu’il permet en outre d’identifier les axes d’amélioration d’un projet porté : « Je pense que si les entrepreneurs acceptaient de communiquer davantage entre eux et de casser des barrières, ils pourraient se rendre compte que leur business plan ne tient pas la route ; et qu’il y a peut-être une personne susceptible de devenir un bon partenaire ».

[1] Source : Club-Efficience, Les nouveaux défis de la diaspora, 13 Novembre 2018.

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