Un « capital innovation » pour les startups sénégalaises

Omar Cissé et Olivier Furdelle, créateurs de Teranga Capital. Crédits : Samir Abdelkrim-startupbrics.com

Le Sénégal regorge de talents et d’entrepreneurs qui mettent sur pied des projets à fort potentiel de développement et de retour sur investissement. C’est dans l’optique d’apporter du capital et un réseau d’expérience et d’accompagnement à la création d’entreprises, que l’un des premiers fonds de capital-risque sénégalais a été mis sur pied.

« Teranga Capital » est né de l’initiative de deux hommes : Omar Cissé et Olivier Furdelle. Le premier est un ancien directeur général du CTIC Dakar et le deuxième est un consultant spécialisé dans le financement des PME et des start-ups en Afrique. L’idée voit le jour en 2011, année au cours de laquelle les deux entrepreneurs se rencontrent.

Le but de « Teranga Capital » est de promouvoir les start-ups du pays en leur procurant des fonds pour qu’elles puissent évoluer et dépasser la phase critique du démarrage. Les jeunes entrepreneurs du pays sont souvent abandonnés à eux-mêmes. Par conséquent, les projets qu’ils mettent sur pied ont du mal à décoller, et les nouvelles entreprises deviennent difficilement compétitives.

Encore appelé capital innovation ou capital d’amorçage, le fond de capital-risque doit générer une rentabilité élevée, comparativement aux prêts bancaires. Le portefeuille de ce type de fonds se compose de projets qui échouent ainsi que de projets qui réussissent et compensent donc les pertes réalisées sur les premiers. La sélection des projets est donc pointilleuse, et les différents plans de développement (business plan) soumis sont rigoureusement analysés.

« Teranga Capital » est sur le point de collecter près de 3 milliard de francs CFA et ces fonds seront disponibles d’ici 2020 pour les jeunes entrepreneurs du Sénégal. Le fond servira à booster des entreprises dans les domaines des Technologies de l’Information et de la Communication, de l’agroalimentaire et de la santé.

Dans un pays, comme le Sénégal, où la croissance de la population jeune est exponentielle, ce genre d’initiatives pourrait participer aux différentes expériences de promotion de l’entrepreneuriat et de l’auto-emploi.

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