#RepatStories : Penda Diop Cissé, créatrice de l’agence Piment Bleu Communication

Penda Diop Cissé, Directrice de Piment Bleu Communication et du Collab à Abidjan

D’origine sénégalaise, fille de diplomate née en France, Penda Diop Cissé a toujours été au contact de plusieurs cultures. Immergée dans le multiculturalisme dès son plus jeune âge, Penda Diop Cissé a vécu en France, au Maroc, au Sénégal, au Canada, aux Etats-Unis ou encore en Irak avant de s’installer en Côte d’Ivoire. Diplômée de l’EDHEC Business School de Lille, elle travaille au sein de multinationales comme Pernod Ricard, LVMH ou Canal+ avant de se lancer dans l’entrepreneuriat.
Entrepreneur dans l’âme, le parcours de Penda Diop Cissé se caractérise autant par sa singularité  que par son éclectisme qui est à l’image du dynamisme de la nouvelle Afrique à laquelle elle contribue.
Créatrice et Directrice Générale du groupe Piment Bleu Communication & Médias présent en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Niger et en Guinée, et du Colab, espace de co-working dédié aux entrepreneurs et aux startups, Penda Cissé Diop croit en une Afrique qui repousse les limites du possible. Elle nous parle de son retour.

Inspire Afrika Magazine: Bonjour Penda. Quelles questions vous êtes-vous posées quand il a fallu rentrer sur le continent ?

Penda Diop Cissé: La première question après avoir obtenu mon contrat chez CANAL+, contrat pour lequel je devais avoir la charge du contrôle de gestion du groupe en Côte d’Ivoire a été : mes idées seront-elles bien perçues par l’ensemble de mes collaborateurs ?

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Pour moi, étant une femme très active, ma première préoccupation était plus portée sur mon nouvel environnement professionnel. Je rejoignais, pour le compte d’une multinationale, une filiale locale dont je devais avoir la charge du contrôle interne. J’avais peur de me heurter à mes nouveaux collaborateurs dans le sens où je devais tout optimiser dorénavant comme me le demandait ma mission. C’est sûr que lorsqu’on quitte la France pour l’Afrique, le retour semble plus évident car les mentalités se rapprochent en de nombreux points. Venant des Etats-Unis, et ne me rendant en Afrique que pour les vacances, j’avais peur du choc culturel qui pouvait naître de ce retour aux sources et des relations professionnelles. Notamment au sujet des méthodes de travail et plus spécifiquement en ce qui concerne le fonctionnement des structures hiérarchiques. Aux Etats-Unis, on donne ses idées de manière libérée, sans craindre de heurter la sensibilité de son patron.
J’avais peur de paraître trop agressive et d’être moins bien perçue en Afrique du fait d’une rigueur « excessive ». Je savais que j’allais devoir faire preuve de diplomatie.

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