#REPATSTORIES : BILL DIARA, CO-FOUNDER MTICK

Bill Diara Photo : Mouss Lion

En 2015, Bill Diara et ses partenaires créent m-Tick, la première marketplace de vente de tickets de transport en Côte d’Ivoire. Trois ans plus tard, après avoir été à cheval entre une vie de salarié et une vie d’entrepreneur, le jeune homme de 32 ans dépose ses valises de manière pérenne, au Sénégal, pour y déployer l’activité de la startup. Rencontre.

Il y’a 2 ans, nous parlions déjà de m-Tick sur d’Inspire Afrika Magazine. Bien des choses ont changé. Comment a évolué la startup depuis le temps ?

En effet, Inspire Afrika est le premier magazine à avoir parlé de la solution m-Tick durant le concours ABC Innovation dont nous avions été lauréats en 2015. Par la suite, nous avons été lauréats de plusieurs autres concours, notamment le Orange Challenge Développeurs. La société a été lancée dans la foulée _2 mois après cette victoire_, en 2016 et a fait son petit bonhomme de chemin à Abidjan. Là-bas, nous nous sommes associés à une douzaine de transporteurs. Nous desservons aujourd’hui plus de 60 villes à l’échelle nationale, et 3 villes en dehors du pays : Cotonou, Lomé et Accra. En Mars dernier, nous avons lancé m-Tick au Sénégal, où nous avons dupliqué ce qui se fait à Abidjan, avec 5 transporteurs.
Par ailleurs, nous venons de rajouter une nouvelle brique à notre service, celle du ticketing d’événements (concerts, spectacles, matchs de football, etc.). L’activité évolue tant bien que mal, nous sommes toujours à la recherche de partenaires notamment ceux qui peuvent nous ouvrir les portes dans d’autres pays. Notre objectif à terme est de créer le corridor Dakar – Abidjan – Niamey.

Si m-Tick ouvre un nouveau bureau cela veut dire que les financements sont présents. Quel est votre secret ?

Aujourd’hui nous ouvrons d’autres bureaux parce que nous croyons en l’activité. La croissance générée en Côte d’Ivoire nous permet d’avoir de réels espoirs et des prévisions de croissance. L’opportunité d’ouvrir un nouveau bureau s’est présentée au Sénégal, et nous l’avons saisie. Cependant, nous fonctionnons encore majoritairement sur fonds propres. Les différents concours que nous avons gagné nous ont également aidé. Nous avons aussi eu recours au love money auprès de personnes que nous ne connaissions pas à la base mais qui ont cru au projet dès le début. Pour finir, nous avons des perspectives de levées de fond en cours avec des institutions locales et internationales.

Quelle est aujourd’hui la plus-value de mtick par rapport à d’autres services de transports ou d’autres solutions de ticketing ?

Ce qu’on peut dire en premier par rapport au benchmark, c’est que la solution m-Tick est flexible : nous sommes passés du ticketing de transport vers le ticketing d’autres produits. Ensuite, nous avons l’atout de l’interopérabilité, car nous sommes en lien avec tous les opérateurs de mobile money existants, et nous sommes présents sur leurs API.  Autre atout, la simplicité d’usage de la plateforme : le site internet est épuré et consomme très peu de datas. Pour finir nous avons la chance de faire des collaborations de temps en temps avec d’autres marques pour communiquer de manière plus directe et toucher notre cible.

Lire d’autres histoires de repats ici.

Lire la suite de l’entretien en page 19 de votre magazine

 

 

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