POUR L’IMMORTALITÉ

Photo: huza.org

Nous avons eu le plaisir de rencontrer le talentueux photographe sénégalais, Omar Victor Diop qui nous a parlé de son parcours et de son art.

Je suis un sénégalais de 35 ans, né à Dakar, où j’ai grandi et où j’ai poursuivi mes études jusqu’au Bachelor en Finance, moment où je me suis envolé vers Paris pour continuer mes études dans le même domaine.
Je suis le benjamin d’une fratrie de 6. Mes parents, travailleurs devant l’éternel, nous ont éduqué avec toute la conscience que ces parents citoyens d’un Sénégal naissant avaient de leur devoir de faire de nous des dignes représentants de notre peuple, notre nation. Nous avons toujours été abreuvés « des choses du monde », classiques comme modernes, Africaines comme Occidentales, dans le souci que nous puissions être de tous les cercles, tout en restant nous-mêmes.

A mon retour de Paris, avec mon master en poche, j’ai intégré un cabinet de consulting, puis une multinationale qui m’a fait travailler aux quatre coins de l’Afrique, ce qui m’a certainement fait réaliser toute la diversité et la richesse des sociétés urbaines africaines. L’urbanité à l’africaine, c’est une notion qui m’interpelle particulièrement, qu’il s’agisse des questions liées à la dimension identitaire des habitudes de consommation ou encore de la reconnaissance des africaines et africains et de leur contribution à la marche du monde. C’est probablement cet intérêt qui m’a poussé à acheter une caméra en 2010, d’abord pour meubler mes weekends, puis progressivement pour montrer mon monde réel, à travers de la photo de paysages urbains Africains, puis progressivement mon monde imaginaire, fantasmé, où l’esthétique permet d’en dire long sur le sujet que j’immortalise dans mon studio.

Lire le texte intégral en page 26

 

 

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