NEO : « WHAT ELSE? »

L’Afrique est riche en matières premières : Coton, or, pétrole, cacao, et café. L’un des principaux défis des pays africains dans les prochaines années est de réussir à transformer sur place, ces matières premières en produits manufacturés à valeur ajoutée. Ainsi, l’Afrique ne constituera plus uniquement un réservoir de ressources naturelles, mais sera un nouvel acteur polyvalent du commerce international. C’est l’un des objectifs de la chaine de café Néo tenue par les deux frères : Ngozi et Chijoke Dozie. Cette entreprise nigériane, qui importe son café du Rwanda, l’un des meilleurs producteurs de fèves de café au monde, souhaite se positionner comme la version africaine de  « StarBucks ».

Néo en Tswana (langue du Botswana) signifie « Cadeau » et « Nouveau » en latin. Ngozi Dozie explique que c’est une « nouvelle approche de la consommation du Café où les africains boivent le café que leur terre leur a offerte en cadeau ».

NEO2Avec déjà trois coffee shops ouverts à Lagos et un à Kigali, Néo veut doubler ce chiffre et souhaite d’ici quatre ans tenir près de 30 enseignes au Nigéria. Une identité visuelle travaillée, une offre de café qui vient répondre à une demande croissante, un service de qualité et des ambitions internationales, Néo est une entreprise qui semble avoir tout pour réussir.

Cette entreprise prometteuse s’est lancée dans un domaine qui sera surement dans l’avenir, très attractif. Depuis quelques années on observe une augmentation considérable du nombre de « repats » ou « returnees » sur le continent africain. Autrement dit, tous les jeunes africains qui ont immigrés pour leurs études ou pour le début de leurs vies professionnelles, décident progressivement de rentrer dans leurs pays d’origine. Cette couche de la société représente 99% de leurs clients selon le gérant de Néo. Cette information montre selon moi que la cible n’est pas en fait les africains lambdas, ou du moins pas sur le moyen terme, mais ces anciens de la diaspora qui grâce à leur mobilité, rapportent dans leurs valises avec eux des pratiques cultuelles qui ne sont pas propres aux africains. Boire de l’arabica, ou du café latté dans un cadre cosy en écoutant du Jazz, cela ne fait pas partie des mœurs de l’africain moyen. Cependant, la classe moyenne émergente qui selon une étude de la Standard Bank représente 4.1 millions de foyers au Nigéria, a voyagé, étudié et travaillé à Londres, Paris ou New York et est demandeuse de ce type de services. Des afropolitains, qui sont des  consommateurs potentiels et qui pourraient garantir un franc succès aux frères Dozie.


Nigeria: la chaîne de café Neo se rêve déjà en… par ladepechefr

1 Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

− 2 = 5