Le Train Urbain à Abidjan en 2019

Extrait de la vidéo de présentation du projet de Train Urbain d'Abidjan

La fin de la première phase du projet de train urbain, abusivement appelé métro d’Abidjan est annoncé pour l’année 2019 soit deux ans après la date initialement prévue.

Ce projet a pour objectif de doter la capitale ivoirienne d’un service de transport urbain ferroviaire. En effet, la capitale économique connaît une croissance soutenue et une urbanisation galopante. Elle compte à elle seule près du tiers de la population totale, soit 6 millions d’habitants. D’après les statistiques, chaque jour 2 millions de personnes empruntent le réseau de transport public composé de bus, wôrô wôrô, gbaka, taxis communaux et compteurs pour se rendre au travail. La population est inégalement répartie sur le territoire abidjanais. Les zones fortement peuplées se situent au nord, à l’est et à l’ouest de la ville, tandis que les centres d’affaires et administratif se situent au centre et au sud. Le réseau de transport est à bout de souffle. Les populations se heurtent aux embouteillages de plus en plus longs dus au mauvais état du réseau routier et à l’incivisme des automobilistes. Les temps de trajet sont longs et les nuisances nombreuses. Le train urbain apparaît comme l’issue la plus salutaire à même de pallier à toutes ces difficultés. Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan de développement du gouvernement ivoirien entre 2012 et 2015. Plus qu’ambitieux, il est le premier du genre dans la sous-région. Il s’articule en cinq grandes phases : la première sur 25 km, d’Abobo à Marcory, la deuxième de Marcory à Vridi d’une part et d’autre part de Marcory à l’aéroport Felix Houphoet Boigny, la troisième d’Anyama à Abobo nord, la quatrième de Marcory à Grand-Bassam et enfin la cinquième qui inclura un nouvel axe de yopougon à Bingerville.

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La ville d'Abidjan

La ville d’Abidjan

La première phase du projet s’appuiera sur des infrastructures déjà présentes de la Sitarail, qui datent de l’époque coloniale et devront être réhabilitées. De nouvelles voies seront créées. Le tronçon de Port-Bouet qui ralliera l’aéroport sera quant à lui, construit. La deuxième phase du projet concerne l’axe Ayama-Port Bouet. Les gares déjà existantes de Treichville, Plateau et Adjamé permettront d’assurer une correspondance avec les lignes de la Sotra (Bus et Bateaux-bus), et les taxis.

L’appel d’offre a été remporté par un consortium franco-coréen constitué de Bouygues Travaux publics et DTP Terrassement d’une part et d’autre part de Dongsan Engineering et Hyundai Rotem. Ils bénéficieront de l’aide de la Banque Atlantique qui a consenti le 6 juillet 2015 à un prêt de 40 millions d’euros.

Selon le gouvernement ivoirien, ce train transportera environ 320 000 personnes quotidiennement et fonctionnera 7j/7 de 5h à 22h et permettra de réduire considérablement le temps de trajet des voyageurs. Les billets seront proposés à des tarifs avoisinant le coût moyen du transport. Près de 1000 emplois seront créés pendant la phase de construction, et 500 emplois permanents à la fin.
Dans tous les cas, les populations ivoiriennes attendent avec impatience la mise en service du train qui, elles l’espèrent, redynamisera les déplacements entre les différentes communes et favorisera le développement économique

Wôrô wôrô : Taxi communaux
Gbaka : mini-car de transport inter-communal
Taxi compteur : taxi intercommunal
Sitarail : Société de transport africain par rail ou Sitarail est une société basée à Abidjan, filiale de Bolloré Africa Logistics) opérant les chemins de fer en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. La société dispose d’une concession sur le réseau ferré de ces 2 pays.

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