Le BAYAMIGO fait  son marché

Illustration du marché Mokolo (Yaoundé, Cameroun)

Qui dit marché, dit gain ou bénéfice et le BAYAMIGO nous le prouve bien. Contraction des mots BAYAM (nom des vendeurs ambulants au Cameroun) et AMIGO (qui désigne un client fidèle), cet étonnant jeu de société s’inspire de l’activité quotidienne des commerçants ambulants des fruits et légumes sur les marchés africains. Une riche expérience commerciale pour mieux appréhender les règles de l’offre et de la demande, la gestion des stocks et le fonctionnement de l’emprunt.
Conçu par Ivan DJOSSA, professeur à la Faculté des Sciences Sociales et de Gestion de l’Institut Catholique de Yaoundé (Cameroun), le BAYAMIGO a pour objectif de faire vivre une aventure entrepreneuriale, drôle et trépidante, autour de la gestion d’entreprise.

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4e6dea6035503bbda21f47fffb067cLe principe de ce jeu est de s’approvisionner en vivres (fruits et légumes) avec des jetons, mais aussi en titres de transport dans le but de faire un maximum de bénéfices, grâce à l’échange des billets et à la vente sur les marchés. Ce qu’on pourrait trouver enrichissant avec ce passe-temps destiné aux étudiants, c’est son caractère éducatif au-delà du ludique, grâce aux notions telles que prix de revient, marge brut, frais fixes, frais variables, invendus, dépenses, dettes, trésorerie, taux d’intérêt, etc.
Un coup d’essai  pour Ivan DJOSSA, qui affirme que « Ce sont des notions qui paraissent de prime abord assez techniques, mais quand elles sont rendues simples par une pédagogie comme celle du jeu, elles deviennent très facilement accessibles, même pour quelqu’un qui n’étudie pas la gestion de manière spécifique. »

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Huit grands marchés africains notamment Adjamé (Abidjan), Bacongo (Brazaville), Gambela (Kinshasa), Mokolo (Yaoundé), Rose (Bamako), Sandaga (Dakar) sont à l’honneur et sont fièrement représentés sur la boîte de jeu aux couleurs qu’on retrouve sur les drapeaux nationaux.
Il s’agit de faire de bonnes affaires. Les dés contenus dans cette boîte permettent aux joueurs d’être meilleurs pour vendre en premier lieu, même avec un petit score. Il faut un peu de chance, tout en sachant prendre de bonnes décisions.

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Le BAYAMIGO est complètement au point, mais a besoin de financements pour le lancement de la phase fabrication. La démarche purement caritative de Yvan Djossa, le porteur projet, vise à atteindre le seuil fixé qui est de 1000 unités, dont chacune coûtera 18€, soit dans les 11.000 FCFA. Pour cela, il faudrait que le jeu soit accessible pour inciter les gens, à utiliser ce produit purement africain.

A cet effet, Yvan Djossa a lancé une campagne de financement participatif. Si vous êtes séduit par le jeu et le projet, accompagnez-le ici

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