LA SJC PRÉSENTE LE CARNET DE L’ENGAGEMENT POUR LA JEUNESSE

La synergie de la Jeunesse Camerounaise  (S.J.C) dont le Président est Hiram Samuel IYODI,  est un mouvement associatif regroupant des camerounais âgés de 15 à 35 ans désireux d’apporter leur contribution idéologique et effective à l’émergence d’un Cameroun nouveau.
Cette association a pour mission d’être une plateforme participative de réflexion, de proposition et d’action des jeunes par les jeunes et pour les jeunes, en collaboration avec les organismes privés et publics. Nous avons souhaité en savoir plus par le biais de cet entretien avec  Yann DOUALLA, Responsable du comité Entrepreneuriat Jeunesse.
  D’où vous est venue l’idée de la rédaction du Carnet de l’Engagement pour la Jeunessecamerounaise et quel est l‘effet escompté sur les jeunes?
Tout d’abord, permettez-moi de vous remercier pour la tribune que vous offrez à la Synergie de la Jeunesse Camerounaise (S.J.C.) dont je fais partie et dans laquelle je conduis le Comité Entrepreneuriat Jeunesse.
L’idée du Carnet nous est venue d’une observation : pour parler personnellement à chacune de nos cibles, il faut lui rédiger une lettre. Afin d’enclencher un dialogue avec les jeunes, les moins jeunes et tout le reste, il importe de produire un document ou un manifeste qui va servir tant à la présentation de notre vision qu’à l’émulation en sa faveur.
Le Carnet de l’Engagement pour la Jeunesse, aussi connu sous le nom de Guide du « bon » citoyen est donc l’outil qui nous définit et par lequel nous entendons redonner à chacun confiance en lui-même d’abord : préalable à toute construction de concert. Pour l’heure, il est lu !
Comment s’est passée la présentation du Carnet?
Nous ne pouvons nous féliciter et dire qu’en termes de mobilisation, la présentation a été un succès sans précédent et que la distribution de sa version papier était une apothéose : Non ! Néanmoins, nous avons atteint nos objectifs. La salle convenable du LEWAT HOTEL, un Samedi matin, jour de repos, a réussi à accueillir une foule hétéroclite qui a écouté ce que la SJC avait à dire, le message que nous avions à faire passer et le débat que nous souhaitions enclencher.
Et en vérité, ce débat que nous voulions enclencher ; nous avons pu constater que la mèche était véritablement allumée… Lorsque les questions des uns – dans le public – trouvaient écho et réponses non plus uniquement chez nous mais surtout chez d’autres personnes dans le public : d’invités à invités.
Lorsque l’idée s’est emparée ou a étreint chaque conscience dans le public. Lorsque le parfum, dont nous entendons embaumer chaque jeune camerounais ; camerounais dans lequel nous entendons planter la graine SJC, s’est propagé et que le débat s’autoalimentait, alors notre objectif a été atteint.
Comment le carnet a-t-il été reçu par le public ?
Nous avons dévoilé notre association au public en début Décembre 2013 : une dizaine de demandes d’adhésion. Après la première causerie éducative du 26 Décembre 2013 : une soixantaine de demandes d’adhésion dont environ la moitié sans aboutissement. A ce jour, la Synergie de la Jeunesse Camerounaise (S.J.C.) compte une cinquantaine de membres actifs répartie sur trois continents principalement (Afrique, Europe, Amérique), avec un membre qui oscille entre le Cameroun et l’Inde !
Toutefois, depuis la publication du Carnet, et notamment la distribution de sa version papier, nous avons enregistré plus de cent cinquante demandes nouvelles d’adhésion. Au vu des chiffres croissants et de ceux des derniers jours, vous pouvez conclure que le “Carnet“ (re)donne du baume au cœur à de nombreux jeunes qui s’aperçoivent, enfin, qu’ils ne sont pas seuls dans leur désir de faire et que dépasser 15 ans, ils ont régulièrement intégré l’âge de faire.
Notre campagne de recrutement est close désormais. Cependant, pour tous les autres qui n’ont pas pu être pris comme membres actifs, nos projets auront toujours besoin de bras, de conseils divers. Puisque je tiens à préciser que pour des raisons d’optimisation de nos capacités, les adhésions sont arrêtées uniquement pour l’année 2014, elles reprendront fin 2014 pour l’exercice 2015 : de nouveaux projets, de nouveaux besoins. Cette tactique nous permet ainsi de disposer d’un nombre clair de ressources humaines dans chaque équipe pour mener à bien nos différents projets 2014. 
Comment les jeunes camerounais peuvent-ils concrètement s’engager dans les différentes activités de la vie de la nation, en sachant que pour cela il faudrait aussi que l’Etat puisse contribuer à cette dynamique ?
D’abord, nous nous distinguons de beaucoup en remettant en cause toutes les notions en faveur de l’Etat paternaliste. L’Etat peut encourager les jeunes à l’implication mais l’Etat ne viendra jamais structurer l’engagement de ces jeunes. D’ailleurs, tous les 10 février, lors de son Discours solennel, le Chef de l’Etat y invite les jeunes ; il fait sa part, à chacun de nous de faire la sienne !
Nous, nous considérons que cette question en faveur de la dynamique pro-implication est d’abord une aspiration personnelle. Elle part de la vision que chacun a de lui-même et surtout du devenir commun.
L’engagement, l’implication, et tous ces autres concepts connexes sont d’abord des préoccupations personnelles avec des motivations singulières. Des démarches de leadership et de développement personnel.
Par la confiance en soi, chacun se meut et avance. Par la critique intempestive, quelques-uns s’immobilisent et accusent ; nous avons fait le choix d’entreprendre ici et maintenant et de rêver à des lendemains meilleurs par le travail d’abord, la conviction personnelle ici, le souci d’autrui maintenant, le travail aujourd’hui, le travail pour construire demain.
Sur le plan politique, vous parlez de la création d’un parlement de jeunes camerounais or, il en existe un déjà qui est reconnu par l’Etat, quelle serait la légitimité représentative de votre parlement ?
 Je dois avouer ma perplexité face à la question. En effet, nous n’avions pas connaissance de l’existence d’un Parlement propre aux Jeunes dans notre pays. Dès lors, soit nous sommes très peu informés ou curieux, soit son fonctionnement est à améliorer.
L’idée du Parlement des Jeunes part du principe que l’avenir impose la négociation afin que l’argument de la majorité politique prime moins que le consensus large et pluriel. Consensus ou contrat qui fédère les politiques, la société civile et les citoyens, plus ou moins non affiliés,  dans la prise des décisions.
L’idée du Parlement des Jeunes vise à inclure les Jeunes dans la gouvernance, au moins dans la résolution participative des problématiques qui les touchent spécialement.
C’est l’idée que la gestion des hommes, la connaissance du Cameroun, de ses peuples, de son histoire, la Vision que nous avons qui se borne à penser Nation ; doivent mobiliser les jeunes actuellement afin que ceux-ci se sentent responsables voire propriétaires du destin national. Ces jeunes seront élus, la seule condition devra être leur engagement réel à servir et leur capacité à démontrer qu’ils ont déjà servi autrui auparavant.
C’est cette disposition d’esprit, en faveur de la construction de la confiance par les jeunes et pour les jeunes, en faveur de la responsabilité personnelle dans le bien-être communautaire, qui nous a d’ailleurs amené à penser  – avec le Collectif OSER l’Afrique –  le Centre Africain de l’Information pour la Jeunesse, ou les Causeries éducatives ou le Salon des Métiers : La conviction que l’ignorance, l’abstention, l’agitation inféconde d’un seul engage la sécurité de la multitude et l’accomplissement de nos ambitions communes.

Que pensez-vous de la multiplicité d’associations de jeunes camerounais ? N’est-ce-pas de la dispersion dans l’engagement des jeunes ?
Personnellement, je ne postule pas la dispersion de l’engagement et je ne choisis guère de déconsidérer  la multiplication des associations jeunes. Plus haut, j’ai précisé qu’il s’agit de la conscience retrouvée que l’implication de Un, si elle est savamment contaminée, car fondée par la froideur de l’exemplarité de chacun des éléments du système, peut impacter sur le dessein collectif. Par conséquent, je ne brimerai point, je ne conspuerai jamais, néanmoins je conseillerai de ne pas créer une association juste parce que la loi le permet, juste pour la mode ou alors sans vision ou sans objet réel ou autres raisons iniques.
Nous, SJC, sommes Synergie, avec qui faire synergie si des associations diverses, nouvelles et innovantes n’existent pas !
Quel est le mot de la fin à destination de la jeunesse ?
Quelques semaines avant la présentation solennelle de notre “Carnet“, je regardais Canal 2 : les soirées leadership (je crois) ; un intervenant et accessoirement DG de Guinness Cameroun concluait sa présentation par un concept-processus : « New Thinking → New Actions → New Reality ». Chacun d’entre nous semble donc être l’acteur  principal de notre film commun, une des phrases du script précise que « la solidarité ne nous enlève rien[1] »… Je n’en dirais pas plus !
Je vous remercie, en mon nom personnel et au nom de la Synergie de la Jeunesse Camerounaise (S.J.C.), pour les minutes accordées, l’attention et la cordialité. Vous souhaitant une très bonne continuation.



[1] Confère Carnet de l’Engagement pour la Jeunesse, page 10

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