KIRO’O GAMES : A LA DECOUVERTE DE L’AFRICAN FANTASY

L'équipe Kiro'o Games

Il est fier de travailler avec une équipe ayant été formée en Afrique, son jeu vidéo est l’un des produits africains les plus attendus du moment, mais rien chez Olivier Madiba ne laisse paraître un intérêt prononcé pour la culture. Ce jeune camerounais de 29 ans n’a connu qu’une activité depuis sa licence en informatique obtenue à l’université de Yaoundé 1 : L’auto-emploi. A la tête de Kiro’o Games depuis 2013, Olivier Madiba a réussi à lever plus de 120 millions de Francs CFA pour réaliser son rêve d’enfant : créer un jeu vidéo. 

Inspire Afrika : Nous sommes dans le premier studio de jeux vidéo construit en Afrique Centrale…

Olivier Madiba : Oui effectivement, en Afrique francophone subsaharienne il en existe en Côte d’Ivoire et au Sénégal. En Afrique centrale, nous sommes le premier studio professionnel de création de jeux vidéo. Je dis professionnel car il peut y avoir des jeunes qui le font dans leurs chambres à l’insu du monde, comme nous l’avons fait au départ.

IA : D’où  vous est venue l’idée de créer un jeu vidéo ?

OM : C’est tout d’abord un rêve de jeune et une passion. J’étais passionné par les jeux vidéo. Je jouais beaucoup mais en même temps, je me posais systématiquement des questions sur le procédé de fabrication de ces jeux. A 17ans, j’ai posté un commentaire sur jeuxvidéos.com, dans lequel je disais que je développerais un jeu vidéo. Et chaque année, je revenais pour dire comment j’évoluais. C’est cette abnégation et cette passion qui m’ont conduits à me lancer dans la création de mon premier jeu vidéo. Mais je rêvais également de partir à l’étranger pour travailler dans un studio. Mais en 2012, j’ai eu le déclic en lisant un article dans lequel on disait qu’il fallait 2 à 5 millions de dollars pour faire un jeu basique. Alors je me suis dit qu’avec ce montant ici au Cameroun, je monterai une équipe locale de spartiates (rires),  qui fonctionnerait comme celles des studios américains ou européens qui ont des budgets de 200millions de dollars. J’ai alors décidé de créer un jeu d’African fantasy.

Découvrez l’entretien complet en page 28 de votre magazine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *